F.A.Q.

FAQ du site www.photovoltaïque.info

Le photovoltaïque est une technologie à la fois simple et robuste mais qui s’insère dans un contexte technico-économique et juridique complexe.

Système de production d’énergie électrique sur bâtiment ou au sol, le photovoltaïque se trouve ainsi mêlé aux questions économiques et techniques de vente d’électricité, de raccordement au réseau électrique, aux règles d’urbanisme (fonctionnalités de bâtiment (couverture, étanchéité, etc.) ou usage des sols), etc. Filière d’envergure, elle s’inscrit pleinement dans le contexte actuel de mondialisation avec une production industrielle des panneaux et se trouve en concurrence ou en complémentarité avec les autres filières de production d’énergie, dans la perspective d’être incontournable dans le mix énergétique.

Cette page propose de démêler les questionnements divers et variées sur le sujet.

Mon projet en autoconsommation

Oui, vous pouvez autoconsommer votre production photovoltaïque. Vos panneaux solaires vous permettent de réduire votre facture d’électricité. 

Concrètement, votre installation photovoltaïque produit en fonction de la lumière du soleil. Physiquement, l’électricité va au point le plus court, si vous avez une installation en toiture et une consommation dans la maison, alors la production couvrira toute ou partie de cette consommation.

Ainsi, quand vous en avez besoin, votre production est consommée sur place, chez vous.

Si vos panneaux solaires produisent trop, toute la production ne sera pas consommée, et il vous faudra trouver une solution pour ce surplus de production.

A contrario, si la production photovoltaïque de votre habitation n’est pas suffisante, tout naturellement, le réseau électrique viendra compléter votre consommation, à partir de votre compteur.

1000 Wc = 1 kWc > Puissance Crête de la centrale photovoltaïque
1000 W = 1 kW > Puissance électrique de production
1000 Wh = 1 kWh > Energie électrique
1 Wh = 1 W x 1 heure > Energie = Puissance x Temps

La puissance d’une centrale photovoltaïque est donnée par la puissance crête (kWc). Le watt-crête est une unité représentant la puissance électrique délivrée par une installation électrique solaire pour un ensoleillement standard de 1000W/m² à 25°C. Elle est généralement exprimée par la dénomination Wc.

Pour donner un ordre d’idée, 1kWc représente la puissance de 7m² de modules solaires avec une technologie sillicium, soit une production de 900 kWh à Lille et de 1250 kWh à Nice par an.

Avec une température supérieure à 25°C, il faut compter une perte de rendement de 0,35% par degré.

Il existe aujourd’hui 3 solutions pour gérer le surplus généré:

– Il peut être réinjecté sur le réseau avec la mise en place d’un contrat d’obligation d’achat avec le prestataire de votre choix à un tarif aujourd’hui de 0.10 cts d’€/kWh non indéxé.

– Il peut être emmagasiner dans une batterie de stockage afin de l’utiliser le soir et augmenter ses économies.

– Il peut être réorienter en partie sur un ballon d’eau chaude électrique afin de chauffer votre eau en journée et faire encore plus d’économies.

Suivant votre besoin nous vous conseillons sur la gestion de ce surplus.

Non, ce sera très difficile ! Et ce n’est pas le but premier.

Si vous  être raccordé au réseau de distribution d’électricité, ce qui est le cas en général, vous pouvez brancher votre production photovoltaïque sur votre tableau électrique. Vous réduisez ainsi votre consommation. Cependant,  il est difficile de faire coïncider la production et la consommation.

Par exemple, en hiver, vous avez une pointe de consommation vers 19h. A cette époque de l’année, il fait nuit, donc vos modules photovoltaïques ne produisent pas. Ainsi, il n’est pas possible d’être 100% autonome.

Si vous n’êtes pas raccordé au réseau, il est possible d’être 100% autonome  avec une installation hybride photovoltaïque, batteries, groupe électrogène.

Oui. Le photovoltaïque se distingue des autres moyens de production d’énergie par son faible coût de fonctionnement et d’entretien, si ce n’est, les frais de comptage pour votre production photovoltaïque.

Il faut néanmoins prévoir :

–  Une visite de maintenance préventive tous les ans (voire deux fois par an) avec contrôle de l’ensemble du matériel et un nettoyage par dé-ionisation d’eau que nous vous proposons.

– Un changement d’onduleur tous les 10-12 ans.

Oui. ENEDIS (ou votre gestionnaire de réseau) vous oblige à souscrire une responsabilité civile de « Production d’électricité photovoltaïque injectée dans le réseau. »

De plus, vous devez déclarer à votre assureur, dans le cadre de votre multi-risque habitation, que vous installez des panneaux solaires sur votre toiture. Cette option d’assurance est normalement gratuite.

Pour les professionnels,  cette assurance est à intégrer à vos contrats existants. Il est préférable d’éviter l’installation de panneaux solaires sur bâtiment de stockage d’hydrocarbure, de paille ou encore de lin, par exemple. Dans ce cas, la prime d’assurance sera plus élevée.

Pour une installation résidentielle, il faut compter entre 1 et 3 jours selon sa puissance et sa configuration.

Pour une installation professionnel de 100 kWc (650 m²), il faut tabler entre 3 et 4 semaines.

Non. Le fournisseur d’électricité n’intervient pas dans le projet.

Il faut cependant préciser deux cas :

> En cas de vente totale, le choix de votre fournisseur d’électricité n’a pas d’impact sur votre projet et le montant de votre facture ne présente pas de changement.

> En cas d’autoconsommation, vous réduisez votre facture. Ainsi, le niveau d’économie dépend de votre contrat de soutirage et de votre fournisseur. Vous pouvez vendre le surplus à EDF Obligation d’Achat ou à un opérateur alternatif.

EDF doit acheté votre production d’électricité pendant 20 ans. Ce type de contrat n’est pas renouvelable.

Pour les opérateurs alternatifs, dans le cadre d’une vente de gré à gré, la durée du contrat est à négocier.

Oui. Dans le cadre d’un contrat en vente totale en obligation d’achat, votre prix de vente est indexé sur la production industrielle française et  le coût horaire du travail. Concrètement, à la date anniversaire de votre contrat, le tarif de vente est révisé sur la base de ces deux index.

Non, si vous êtes en vente de surplus en obligation d’achat. Le prix est fixé sans indexation.

Le photovoltaïque en général

Du point de vue énergétique

Du point de vue de la ressource (rendement)

Le rapport entre la lumière reçue du soleil et la quantité d’électricité générée correspond au rendement du système. Il est de l’ordre de 15 % et dépend du rendement des panneaux et de l’onduleur, ainsi que du bon dimensionnement du système.

On compare ce rendement à celui des centrales thermiques comme les centrales nucléaires, qui est de l’ordre de 33 %. Or, ce chiffre correspond uniquement à la conversion entre chaleur et électricité. Il ne prend pas en compte les pertes liées à l’extraction de la ressource (uranium par exemple) ainsi que les pertes en ligne dans le transport de l’électricité (de l’ordre de 8 %)1. Si l’on compare au rendement avec des centrales thermiques à flamme comme celles au fioul ou au charbon, le rendement pris en compte ne remonte jamais à l’énergie solaire initiale qui a été nécessaire à la pousse des arbres fossilisés à l’époque du carbonifère. Dans le cas du photovoltaïque, aucune extraction de ressource n’est nécessaire puisque c’est le rayonnement solaire qui est la source d’énergie. De plus, les installations photovoltaïques ont vocation à être situées au plus proche de la consommation d’électricité, qui n’est donc pas transportée sur de nombreux kilomètres, limitant ainsi les pertes en ligne. Enfin, les travaux de recherche et développement permettent d’améliorer les rendements du système photovoltaïque.

Du point de vue de la consommation d’un bâtiment

Un système photovoltaïque raccordé au réseau peut tout à fait produire autant que la consommation annuelle d’énergie électrique du bâtiment : tout dépend de la consommation annuelle du bâtiment et de la production annuelle du système photovoltaïque, donc de sa taille. A titre d’exemple, un foyer attentif à ses dépenses énergétiques (et sans chauffage électrique) consomme environ 3 000 kWh d’énergie électrique par an. Ces consommations peuvent, en moyenne sur l’année, être entièrement couvertes par un système photovoltaïque de seulement 30 m2. Donc sur un an, un particulier qui produit de l’électricité grâce à des panneaux photovoltaïques produit autant d’énergie électrique qu’il en consomme.

Conclusion : un système photovoltaïque installé sur la toiture d’une habitation peut produire autant d’énergie que la consommation de ses habitants. De plus, cette énergie est produite au plus près des consommateurs et permet de réduire les pertes liées au transport de l’électricité.

Pour produire la même quantité d’énergie entre le sud du Portugal et le nord de l’Allemagne il faudra 2 fois plus de surface de panneaux photovoltaïques en Allemagne. On constate cependant que fin 2014, la puissance PV installée en Allemagne était de 38 GW contre 0,4 au Portugal(source : Global Market Outlook for Solar Power / 2015 – 2019, Solar Power Europe).

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Productible en fonction de la localisation
d’après PVGIS http://sunbird.jrc.it/pvgis/

Conclusion : une installation photovoltaïque de même taille produira plus d’énergie dans le sud que dans le nord, sur une année. Elle sera donc plus rentable d’un point de vue économique.

Chacun sait qu’il n’y a pas de soleil la nuit et qu’il y a des semaines sans vent à certaines périodes de l’année : c’est bien pour cela que personne n’imagine qu’une filière renouvelable puisse à elle seule satisfaire tous les besoins à tout instant.

Une étude allemande, « Kombikraftwerk », a modélisé le réseau électrique allemand uniquement alimenté par des sources d’énergies renouvelables. Cette étude montre que le foisonnement des productions et la variété des sources de production permet d’alimenter le réseau électrique allemand sans coupure quelle que soit la météo ou l’heure de la journée.

Conclusion : il ne faut pas penser au photovoltaïque comme LA technologie mais comme une technologie qui fait partie d’un mix électrique.

Pour qu’une énergie soit qualifiée de « renouvelable », elle se doit de produire beaucoup plus d’énergie que celle dont elle a besoin au cours de son cycle de vie. Le « Temps de Retour Energétique (TRE) » correspond au ratio entre l’énergie totale consommée au cours de sa fabrication, de son transport, de son installation, de son recyclage et l’énergie produite annuellement.

Pour le photovoltaïque le TRE est de 2 à 3,3 ans, ramené au climat français. Cela signifie qu’un système photovoltaïque raccordé au réseau peut produire entre 10 et 30 fois l’énergie nécessaire à sa fabrication. Il faut entre 30 000 et 35 000 MJ d’énergie primaire par kWc de photovoltaïque produit, soit 2 500 kWh. 1 kWc produit 1 000 kWh par an en moyenne en France, donc 2 500/1000 = 2,5 ans. La durée de vie d’un système photovoltaïque est de 20 ans en moyenne, mais aujourd’hui les premiers retours d’expérience montrent que des installations vieilles de 20 ans, continuent de produire avec une perte de production inférieure à 10 %.

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Source : AIE

Conclusion : le bilan énergétique du solaire photovoltaïque est déjà très positif aujourd’hui et continuera de s’améliorer grâce aux progrès techniques.

L’énergie électrique générée par le photovoltaïque n’est pas intermittente (tout ou rien) mais variable et prévisible, dépendant de la course du soleil et de la nébulosité du ciel. Aujourd’hui, on peut prévoir avec une grande précision la production d’une installation photovoltaïque sur plusieurs heures de la même façon que l’on prévoit la météo. Le système électrique gère depuis longtemps des variations des consommations qui sont beaucoup plus complexes à prévoir (une partie de la variabilité n’est pas liée à des phénomènes physiques mais aux comportements) et a intégré depuis plusieurs années une anticipation des variations des productions éoliennes et solaires.

Le photovoltaïque a comme avantages pour le réseau d’avoir :
- une production pouvant être proche des lieux de consommation lorsque les installations sont sur toitures ou parkings, donc une réduction des besoins de développement du réseau ;
- une production largement prévisible et demandant peu d’exploitation et maintenance ;
- une production en phase avec la consommation : en été, la période de pointe en France dure de 9h à 15h.

Si le réseau électrique n’est aujourd’hui pas adapté au photovoltaïque, ce n’est pas parce que cette filière n’est pas fiable mais parce que les choix techniques ont favorisé un mode de production centralisé où le réseau de distribution a pour seule fonction d’acheminer l’électricité des centrales de production raccordées sur le réseau de transport vers les consommateurs majoritairement raccordés en basse tension.

Conclusion : le photovoltaïque est variable et prévisible et permet de baisser la demande en électricité grâce à une fourniture plus proche des points de consommation.

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Foisonnement de la production photovoltaïque
Source : Panorama de l’électricité renouvelable à fin juin 2016

La production solaire photovoltaïque se caractérise par un profil de production ayant la forme d’une cloche centrée sur le midi solaire. Si la production d’une installation considérée indépendamment peut subir de brusques variations, les variations constatées sur un poste, ou à l’échelle d’une région et, a fortiori, à l’échelle nationale, sont lissées par l’effet de foisonnement, comme l’illustre le graphique ci-dessus.

Du point de vue économique

Le photovoltaïque a enregistré depuis plus de 20 ans une baisse ininterrompue des coûts. De plus, le coût des énergies conventionnelles ne cesse d’augmenter pour diverses raisons, par conséquent le photovoltaïque sera de plus en plus compétitif. D’après l’analyse de l’ADEME sur la filière photovoltaïque, celle-ci sera rentable économiquement sans subvention à partir de 2020.

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Historique et prévision du coût du module
source : Etude ADEME décembre 2015

Le photovoltaïque est aujourd’hui un investissement accessible à tous. Des collectifs de citoyens ou des associations récoltent des fonds pour développer des projets de production d’énergie renouvelable et assurent une rentabilité des fonds des investisseurs. Il existe aussi des plateformes de crowdfunding qui permettent d’acquérir des actions sur des installations de production d’énergie renouvelable déjà en fonctionnement.

Conclusion : le photovoltaïque connaît une baisse ininterrompue des coûts qui se prolongera dans le futur. L’ADEME estime qu’il sera compétitif sans subvention à partir de 2020.

Comparaison des coûts des systèmes PV en 2014 par segment de puissance - PNG - 70 ko
Comparaison des coûts des systèmes PV en 2014 par segment de puissance
source : Etude ADEME décembre 2015

Le photovoltaïque fonctionne, comme beaucoup d’énergies renouvelables, sur le principe du tarif d’achat. L’énergie produite est vendue à un acheteur obligé à un tarif garanti pendant 20 ans pour permettre une rentabilité normale de l’installation. L’acheteur obligé vend cette énergie sur le marché de l’électricité et la différence entre prix de marché et prix d’achat de l’énergie photovoltaïque est compensée par la CSPE (contribution au service public de l’électricité). La CSPE est payée par tout consommateur d’électricité dans sa facture. La CSPE sert à financer non seulement les énergies renouvelables, mais aussi l’électrification des DOM et le tarif de première nécessité.

Si le photovoltaïque se développe, on peut imaginer que ce coût augmentera proportionnellement. Or, le prix des systèmes photovoltaïques diminue de 5 à 15 % par an et le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque fait de même. En parallèle, le prix de l’électricité réseau augmente de 1 à 3 % par an. La CRE indique que ce système fonctionne bien, pour permettre une rentabilité normale des installations sans provoquer de sur-coût énorme pour les consommateurs. Ce sont les tarifs d’achat antérieurs à 2010 qui pèsent de façon importante sur le coût de la CSPE.

Les coûts de production de l’électricité conventionnelle augmentent chaque année (augmentation du prix des matières premières, renforcement des normes de sécurité dans le nucléaire, rénovation des centrales, pics réseau électrique records). A contrario, le prix des énergies renouvelables est en baisse constante.

Depuis quelques années, on entend parler de la « parité réseau ». C’est le moment où le coût de revient d’un kWh produit par une installation photovoltaïque (principe extensible à toutes les énergies renouvelables) est moins cher que le kWh acheté via le réseau de distribution. Aujourd’hui, pour assurer la rentabilité de son installation, on se base sur un tarif d’achat garanti pendant 20 ans qui permet derembourser l’investissement. Quand la parité réseau sera atteinte, c’est l’économie faite sur la facture d’électricité qui permettra la rentabilité normale de l’installation.

L’étude ADEME sur la filière photovoltaïque indique que d’ici 2020, la hausse des prix de l’électricité, cumulée à la baisse des coûts des installations photovoltaïques, permettra d’arriver à la parité réseau. Si cette technologie a encore besoin d’un dispositif de soutien, lorsque la parité réseau sera atteinte, il n’existera plus de tarif d’achat et le photovoltaïque ne coûtera plus rien à la société. On peut se référer pour cela au coût de production d’un kWh électrique produit par la grande hydraulique, dont les investissements ont été consentis depuis les années 50, et qui est aujourd’hui le moins cher du marché français.

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Parité réseau du résidentiel
Comparaison du LCOE et du prix d’électricité au détail pour le résidentiel

Conclusion : actuellement le coût de la transition énergétique est porté par l’ensemble de la collectivité. Il s’agit d’une étape nécessaire au développement de la filière. Lorsque la parité réseau sera atteinte, les énergies renouvelables ne coûteront plus rien à la société.

Dans tout système électrique, la production et la consommation d’électricité doivent être équilibrées à tout moment. Comme les périodes de production du photovoltaïque sont adaptées à la demande, un système photovoltaïque intégré sur le toit d’une maison permet de réduire la demande individuelle des habitants en journée et donc la demande globale d’électricité. C’est pourquoi l’intégration du photovoltaïque dans le mix électrique permet une baisse de la demande d’électricité sur les moyens de productions centralisés, ce qui évite les pertes dans le transport de l’électricité et l’ajout de lignes hautes tensions pour la déplacer.

Conclusion : le photovoltaïque allège le réseau d’électricité car celle-ci est produite plus proche de son lieu de consommation : il y a donc moins de transport d’électricité. Lorsqu’une installation photovoltaïque est implantée dans une zone de faible consommation, elle nécessite des travaux pour pouvoir accueillir cette production. Des moyens techniques peuvent être mis en place afin de limiter l’injection sur le réseau si celui-ci est trop contraint (écrêtement statique et dynamique de la puissance injectée).

EDF Obligation d’achat achat achète l’électricité photovoltaïque à un tarif réglementé au producteur, puis EDF OA vend cette électricité sur le marché de l’électricité et est remboursé du différentiel par l’état. L’argent qui finance les tarifs d’achat est collecté au près des consommateurs d’électricité via la CSPE. 

Le remboursement du différentiel, de l’état vers EDF OA, intervient en fin d’année : l’acheteur obligé doit avancer la somme. Ces conditions ont toujours été les mêmes et l’état est actionnaire majoritaire de EDF, donc si il y avait un problème de ce côté là, la question pourait se résoudre en interne.

En Espagne, c’est l’état qui compensait directement les producteurs. Quand l’état a été en difficulté économique, les contrats d’achat et les paiements ont cessé. La situation est différente en France puisque la compensation est directement supportée par les consommateurs d’électricité.

Si l’acheteur obligé arrêtait de payer les productions d’électricité photovoltaïque, cela reviendrait à dire que l’état refuserait d’honorer un contrat qu’il aurait signé. Il serait alors possible de se retourner contre l’état grâce à la commission de régulation de l’énergie (CRE) ou à des instances européennes.

Du point de vue environnemental

Les Analyses de Cycle de Vie (ACV) réalisées à ce jour nous apprennent que l’impact sur l’environnement prépondérant pour un système photovoltaïque provient de la consommation d’énergie lors de sa fabrication.

Pour des panneaux au silicium cristallin, technologie qui représente plus de 90% du marché, l’énergie nécessaire à la fabrication et le démantèlement est négligeable par rapport à l’énergie produite au cours la durée de vie des panneaux. Cette durée de vie est supérieure à 30 ans et la production du panneau est garantie sur 25 ans.

Certaines installations des membres d’HESPUL remontent à 1990 et fonctionnent toujours avec de bonnes performances. La plus vieille installation instrumentée par HESPUL affiche une baisse de production inférieure à 0,5 % après 9 ans de fonctionnement. Au bout de trois ans environ, le panneau aura produit l’énergie nécessaire à sa fabrication. La partie la plus polluante correspond au raffinage du silicium, nécessitant une consommation d’électricité importante. Dès lors que l’on a une production électrique sans CO2 (nucléaire ou renouvelable) les émissions de CO2 liées à la fabrication deviennent négligeables.

Conclusion : un panneau photovoltaïque produit dix fois plus d’énergie qu’il en a fallu pour le construire et ce, sans aucun déchet.

Les panneaux photovoltaïques peuvent produire de l’énergie pendant 30 ans, mais à leur fin de vie ou si les modules sont endommagés et ne fonctionnent plus les matériaux et l’énergie utilisés pour les industrialiser ne seront pas perdus. Les modules PV seront recyclés par PV Cycle suivant leur technologie car c’est une obligation réglementaire. Aujourd’hui le taux moyen de recyclage est de 90 % avec des taux allant jusqu’à 97 %.

Dans les appels d’offre CRE qui encadrent le développement du photovoltaïque pour les puissances supérieures à 100 kWc (ce qui correspond à des toitures de plus de 700 m2), le cahier des charges impose le recyclage des panneaux photovoltaïques à leur fin de vie. Conclusion : les installations photovoltaïques se recyclent et il est obligatoire de les recycler.

Pour plus d’informations, se reporter au site internet de PVCycle l’association en charge du recyclage en Europe.

L’industrie du photovoltaïque ne consomme pas de terres rares, mais seulement des métaux dits stratégiques, principalement pour les panneaux utilisant les technologies de couches minces, qui représentent moins de 10 % du marché photovoltaïque mondial.

La matière première principale des technologies cristallines est le silicium, deuxième matériau le plus abondant sur Terre après l’oxygène. Les autres composants sont l’aluminium (pour le cadre), ainsi que le cuivre (câbles) et l’argent (électrodes). En dehors de ces deux derniers, aucun autre métal rare n’est employé. Les technologies de couches minces, qui représentent moins de 10 % en 2014 des parts de marché photovoltaïque, sont basées sur l’utilisation du Cadmium et Tellure (CdTe), ou sur les technologies CIS (Cuivre-Indium-Sélénium) / CICS (Cuivre-Indium-Gallium-Sélénium). On retrouve certains de ces métaux dans la liste des matériaux critiques pour l’Union Européenne.

Mais ces technologies restent largement minoritaires dans le paysage photovoltaïque actuel et la rareté de ces métaux ne représentera donc pas un frein au développement de la filière solaire photovoltaïque en général.

Conclusion : l’industrie du photovoltaïque n’utilise pas de terres rares, seulement des métaux dits rares dans les technologies couches minces, qui représentent moins de 10 % du marché.

L’amplitude des champs électriques et magnétiques est directement liée à l’amplitude de la tension et du courant. Dans le cas d’une installation solaire photovoltaïque, en cas d’absence d’ensoleillement (période nocturne notamment), le courant et la tension sont nuls dans les modules photovoltaïques et les câbles côtés DC, et sont très faibles au niveau de l’onduleur. Ainsi l’installation photovoltaïque ne génère pas de champ électromagnétique.

Un champ électromagnétique s’atténue fortement avec la distance. Etant donné les niveaux de courant et de tension en jeu dans les modules photovoltaïques, le champ électromagnétique généré est déjà très faible à 50 cm. Pour les onduleurs, les champs électromagnétiques sont très faibles de 1 à 5 m de distance.

Conclusion : une installation photovoltaïque génère des champs électromagnétiques lorsqu’elle produit. Comme les courants et tensions mis en jeu sont faibles alors le champ électromagnétique généré est très faible lui aussi dès que l’on s’éloigne de l’installation.

Du point de vue sécurité

Incendie

Tout distributeur d’électricité, avant de procéder à la mise sous tension d’une installation nouvelle ou rénovée, est tenu d’exiger une attestation de conformité de cette installation aux règles de sécurité en vigueur. Ces attestations sont remplies par les installateurs eux-mêmes, sous leur responsabilité. Puis elles sont visées par le Consuel, moyennant une participation aux frais de visite aléatoires qui constitue l’unique ressource financière de l’organisme.

Ainsi, une installation photovoltaïque n’a pas plus de raisons d’être source d’incendie que toute autre installation électrique. Une étude du CSTB et de l’INERIS a montré, par ailleurs, qu’une installation photovoltaïque ne propage pas l’incendie : elle se comporte comme tout autre élément de couverture.

La Direction de la Sécurité Civile a transmis le 9 juin 2011 à tous les SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours), une note d’information opérationnelle précisant les procédures à mettre en œuvre lors de l’intervention des sapeurs-pompiers sur des sites équipés d’une installation photovoltaïque.

Les études ont aussi montré qu’aucun dégagement de produits chimiques ne s’avère dangereux pour la santé suite à la combustion de modules photovoltaïques.

Etanchéité

Les problèmes d’étanchéité sont directement liés à l’obligation d’avoir un système intégré au bâti pour avoir accès aux tarifs d’achats. Un système sur-imposé ne peut pas bénéficier du dispositif de soutien relatif au photovoltaïque. Ainsi, les particuliers producteurs intègrent l’installation photovoltaïque dans la couverture du toit et se doivent d’assurer l’étanchéité par les modules photovoltaïques. Malheureusement, la filière photovoltaïque a subi les frasques d’installateurs peu scrupuleux qui ont abusé de leurs clients, et les malfaçons qui en découlent provoquent des fuites.

Conclusion sur les sinistres Type de sinistre : étanchéité > 50 %, incendie et dysfonctionnement électrique = 35 %, rupture modules 10 % Origine : malfaçon dans la mise en œuvre 70 %, défaut produit 25 %, malfaçon dans la conception 5 % Type installateurs : 25 % liquidation < 2 ans, 20 % seulement pour QualiPV

Conclusion : une grande partie des sinistres est due à l’intégration au bâti et les victimes sont des particuliers et des agriculteurs sur fond de démarchage.

BOULZE SARL - Votre installateur photovoltaïque à Alès - 04 66 86 51 59